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  • Malvina ARTHEAU

Formation Living Lab - Bibliothèque Universcience

Avec l’ami Didier Laval et la complicité de François Millet et Charlotte Henard, nous avons concocté un programme intense pour accompagner un groupe vers la mise en œuvre de la démarche Living Lab au sein de la Bibliothèque de la Cité des Sciences (ou BSI pour les intimes).

Deux jours de mise en jambes : des éléments du concept de Living Lab, une analyse du service, une première mise en situation éclair, et de nouveaux outils pour évaluer les comportements des usager·ère·s. Le groupe est dynamique et très à l’écoute, heureusement, car ce n’est que le début. Après ces deux jours denses, les participant·e·s retournent assurer leurs missions pendant une semaine; en parallèle, nous leur demandons de mettre en œuvre les outils que nous leur avons proposés : shadowing, entretiens semi-directifs, méthode AEIOU … pour observer leurs visiteur·euse·s avec un regard neuf.

De retour en formation, nous analysons ensemble les résultats. Selon les méthodes choisies, des discussions ont été engagées : une ingénieure des mines, habituée de la bibliothèque serait même partante pour participer voire animer un projet ! L’observation et l’évaluation comme moyen d’une première prise de contact. Une phase d’un cycle Living Lab qui vient en alimenter une autre : on est en plein dans le sujet ! Les jours qui suivent s’enchainent et ne se ressemblent pas : visite de CEN STIMCO, le Living Lab installé dans l’hôpital Broca (sur les thématiques santé et numérique), le buldozer François qui vient animer la formation pendant deux jours et bouscule un peu tout le monde, des fois qu’on aurait tendance à s’installer dans une routine ;-), rencontre et discussion avec les collègues du Carrefour Numérique2 qui expérimentent depuis bientôt 4 ans un FabLab et un Living Lab au sein de la Cité des Sciences.

Au fur et à mesure, toutes les prises de notes sont capitalisées sur un document collectif partagé. Pas évident à prendre en main au début, les stagiaires s’habituent progressivement. Pour nous c’est important de mettre l’accent aussi sur la circulation et le partage de l’information. Nous sommes à la fin du sixième jour de formation, tout le monde commence à ressentir la fatigue, c’est un bon moment pour un débreif collectif avant de se séparer pour le week end et d’entamer la dernière ligne droite celle qui devrait mener les participant·e·s à imaginer leurs projets Living Lab réels, ceux qu’il·elle·s mettront en œuvre dès la fin de la formation.

Deux jours pour s’essayer aux différentes méthodes de facilitation. Maintenant que nous ne travaillons plus sur des cas fictifs, des tensions apparaissent dans les groupes. Tour à tour chacun·e prend la mesure du rôle prépondérant de la facilitation. Les tensions sont dénouées, prise de conscience ou troisième voie, elles permettent de vivre les dynamiques de groupe pour mieux les appréhender et les gérer par la suite. Pour la dernière matinée nous abordons la question des communautés, les contrats à passer avec les participant·e·s d’une démarche Living Lab, l’utilisation des réseaux sociaux pour trouver des partenaires ou recruter des participant·e·s. Charlotte partage son expérience en bibliothèque, elle est notre facteur apaisant. Sa présence le deuxième et le dernier jour de la formation nous est précieuse. Enfin, la dernière après-midi est consacrée à la rédaction de projets individuellement. Nous nous transformons en coaches. Grattement du stylo sur le papier, conversation chuchotées, les projets sont beaux, ils donnent envie, nous aidons à préciser, à affiner, à lever les ambiguités.

C’était il y a un mois, je me demande si les projets ont commencé à démarrer. Les participant·e·s nous ont assuré qu’il·elle·s nous tiendraient au courant, mais il est peut-être encore un peu tôt (les vacances de Noël sont passées par là). Je suis curieuse. Curieuse de voir comment ces énergies vont trouver à se déployer, comment ce qui a été dit, discuté, expérimenté va s’installer dans des actions concrètes.